Formation loi Alur : qui est concerné ? Découvrez les bénéficiaires et les modalités

Un agent immobilier mal informé n’a pas seulement un problème de connaissances : il risque directement sa carte professionnelle, et donc le droit d’exercer. Depuis 2016, la loi Alur a rebattu les cartes des obligations de formation dans le secteur. Mais qui, exactement, doit se plier à ces règles ? Ce n’est pas aussi simple qu’on le croit. Statut, missions, métiers : tout compte, et les lignes bougent vite. Un faux pas sur la formation continue, et c’est la suspension qui menace. Les organismes spécialisés se multiplient pour accompagner les professionnels, chacun cherchant la formule qui lui garantira conformité… et tranquillité d’esprit.

Loi Alur et formation : un cadre incontournable pour les professionnels de l’immobilier

Lorsque la loi Alur a été adoptée, le législateur a posé un jalon clair : dans l’immobilier, l’improvisation n’a plus sa place. Agents, gestionnaires, directeurs d’agence, tous sont concernés par une exigence nouvelle de formation encadrée. Cette formation loi Alur ne se contente pas d’un vernis juridique : elle oblige les professionnels de l’immobilier à mettre à jour leurs connaissances, à comprendre la fiscalité immobilière, à maîtriser les règles sur la non-discrimination à l’accès au logement. Le renouvellement de la carte professionnelle n’est désormais accordé qu’à ceux pouvant justifier d’un minimum d’heures de formation continue.

Les organismes agréés proposent des modules qui s’adaptent aux évolutions législatives et aux nouvelles normes techniques. L’objectif ? Sécuriser chaque transaction, garantir une information fiable à tous les clients, particuliers comme institutionnels, et renforcer la crédibilité du secteur tout entier.

Au-delà de la gestion locative, la loi Alur touche aussi la transaction, la copropriété, l’expertise, chaque métier en contact avec la réalité du marché immobilier. Le dispositif vise à homogénéiser les pratiques et à professionnaliser le secteur, pour répondre à la fois à l’évolution du droit et aux attentes de la société.

Pour mieux visualiser l’étendue de ces exigences, voici les principaux axes à retenir :

  • Alur loi : obligation de formation continue pour tous les détenteurs de la carte professionnelle
  • Immobilier loi Alur : socle de compétences en droit, urbanisme, fiscalité et pratiques déontologiques
  • Loi Alur mesures : suivi des évolutions législatives et renforcement de la qualité de service

Quels métiers et profils sont concernés par l’obligation de formation Alur ?

La formation loi Alur s’applique à tous ceux qui détiennent une carte professionnelle dans l’immobilier. Cela englobe les agents immobiliers, les responsables d’agence, les mandataires, les gestionnaires de biens, les syndics de copropriété. Impossible d’y couper pour continuer à exercer légalement, que l’on travaille dans la transaction (achat, vente, location), dans la gestion locative ou l’administration de biens.

Mais la loi va plus loin : tout collaborateur habilité par le détenteur de la carte et qui intervient dans les actes relevant de la réglementation immobilière doit suivre cette formation. Qu’il s’agisse d’un négociateur salarié, d’un gestionnaire de biens, d’un spécialiste des baux commerciaux ou d’un conseiller en gestion de patrimoine engagé sur la copropriété, aucun profil n’est oublié.

Voici les principaux métiers visés :

  • Tout agent immobilier exerçant sous couvert d’une carte professionnelle
  • Les gestionnaires locatifs et administrateurs de biens
  • Les syndics de copropriété
  • Les collaborateurs habilités intervenant sur le marché immobilier

En instaurant ce cadre, le législateur a voulu une profession plus unie autour de standards clairs. Quelles que soient les spécialisations ou la taille de la structure, la formation loi Alur s’impose comme un passage obligé pour garantir l’alignement des pratiques sur les normes et les évolutions du secteur.

Modalités pratiques : durée, contenus et formats de la formation loi Alur

Pour conserver leur carte professionnelle, les professionnels de l’immobilier doivent suivre une formation loi Alur selon un rythme bien défini : 14 heures par an ou 42 heures sur trois ans. Cette exigence s’impose à chaque renouvellement de carte, sans exception ni aménagement possible. Impossible d’improviser ou de repousser à plus tard : chaque heure suivie doit être tracée et justifiée auprès de l’administration.

Le contenu de ces formations s’articule autour de modules imposés par la réglementation, proposés par des organismes de formation agréés. Parmi les thématiques incontournables :

  • Aspects juridiques et actualités législatives du secteur immobilier
  • Déontologie professionnelle
  • Discrimination et non-discrimination dans l’accès au logement
  • Sensibilisation à la lutte contre le blanchiment (Tracfin)
  • Urbanisme et fiscalité immobilière

La formation loi Alur peut se faire en présentiel ou à distance, selon les préférences et l’organisation de chacun. Les formats évoluent : les modules interactifs, la visioconférence et le e-learning prennent de l’ampleur, mais les sessions en salle gardent leur place pour ceux qui préfèrent l’échange direct.

L’attestation remise à la fin de chaque module est un sésame incontournable pour le renouvellement de la carte. Côté financement, les opco, le fif pl ou le cpf peuvent prendre en charge tout ou partie des frais, sous réserve de l’éligibilité du parcours choisi. Les autorités veillent à la traçabilité des heures et à l’adéquation des contenus avec les exigences de la loi Alur.

Gestionnaire immobiliere examine des documents dans un couloir

Inscription et valorisation : comment tirer parti de la formation Alur dans votre parcours professionnel ?

L’inscription à une formation loi Alur se fait auprès d’un organisme agréé, sous le contrôle des autorités du secteur. Présentiel ou à distance, le choix dépend du rythme de l’agence, des disponibilités mais aussi des besoins individuels. Les démarches sont simples : fournir les justificatifs nécessaires, sélectionner un parcours conforme à la réglementation, puis suivre le cursus jusqu’à l’obtention de l’attestation.

Transformer cette obligation en levier : c’est tout l’intérêt de la formation loi Alur. L’attestation n’est pas qu’un papier à brandir lors du renouvellement de carte professionnelle. Elle devient un argument solide, la preuve d’une mise à jour régulière de vos compétences et d’un engagement pour la protection des clients. Elle peut être valorisée lors d’un recrutement, mentionnée sur un dossier de candidature, affichée dans une agence, autant de signes d’un sérieux professionnel.

Le CPF et la VAE complètent la boîte à outils : ils offrent des solutions pour financer la formation, reconnaître l’expérience, bâtir un parcours cohérent et solide. Saisir ces opportunités, c’est renforcer sa place dans un secteur immobilier de plus en plus exigeant, où la harmonisation des compétences fait la différence.

Que l’on débute ou que l’on cumule déjà plusieurs renouvellements, la formation loi Alur trace une route claire : rester en phase avec la réglementation, se démarquer sur le marché, et bâtir une crédibilité durable. Dans l’immobilier, avancer sans jamais stagner, c’est aussi une question de survie.