Pourquoi les Français raffolent des résidences secondaires

D’après plusieurs études immobilières en Europe, les Français seraient les champions de la résidence secondaire. En effet, le fait de disposer d’une seconde résidence est sans doute une véritable tendance de fond. Du coup, de plus en plus de ménages investissent dans un bien immobilier et cet engouement s’est confirmé depuis 2006. Cet article fait le point.

Environ 3 millions de résidences secondaires

Au 1er janvier 2015, l’INSEE recensait plus de 3 millions de résidences secondaires détenues par des Français, soit près d’un logement sur dix. Cette dynamique ne cesse de croître, avec au moins 8% de progression annuelle sur dix ans. Concrètement, ces “deuxièmes toits” prennent souvent la forme d’une maison posée entre champs et clocher, d’un studio en bord de mer, ou d’un chalet qui frôle les sapins. Pour beaucoup, c’est la solution idéale pour respirer autrement, loin des automatismes urbains.

Dans ce paysage, les territoires de l’Ouest ont la cote. Les amateurs de double-vie résidentielle raffolent du bassin d’Arcachon, de Biarritz ou encore de l’île de Ré. Autant de noms qui évoquent l’évasion le temps d’un long week-end. D’autres, comme la Vendée, Saint-Jean-de-Luz ou Deauville, cultivent aussi leur réputation d’eldorado côtier, d’après http://sygalis.com/. Ce goût affirmé pour les rivages et les paysages préservés reflète un besoin de lâcher prise, de renouer avec le calme.

Parmi les grands critères de choix, la distance avec la résidence principale arrive en tête. Le tarif compte tout autant : rares sont ceux prêts à miser plus sur une maison de vacances que sur leur logement principal. Résultat, les petites superficies rencontrent un succès franc. Le budget moyen tourne autour des 150 000 euros : un montant qui permet de s’offrir un pied-à-terre, sans pour autant déséquilibrer l’équation familiale.

Rentabiliser pour mieux profiter

L’ère de la résidence secondaire qui sommeille vide la moitié de l’année appartient peu à peu au passé. Avec la loi Pinel, l’heure est à la rentabilisation de l’investissement immobilier. Louer pour amortir : la grande majorité des propriétaires choisissent ce cap, en passant par une agence ou en gérant en direct la location entre particuliers. Certains s’orientent vers le régime fiscal des locations meublées non professionnelles, d’autres préfèrent la souplesse de la location saisonnière. Selon les cas, le montage idéal varie pour optimiser le rapport entre seuil de rentabilité et liberté d’usage.

Derrière chaque résidence secondaire, il y a plus qu’un projet patrimonial : s’exprime aussi le désir de créer un autre rythme de vie, de construire un refuge ou de transmettre un bien qui ne restera jamais fermé trop longtemps. Cette culture du “double chez-soi” façonne de nouveaux liens à l’habitat et donne du sens à chaque clé additionnelle. Une évidence, finalement : une maison qui réunit, qui accueille, ne dort jamais vraiment. Et celles-ci continueront d’écrire, au fil du temps, l’histoire de familles en quête de liberté et d’ancrage durable.