La SNCF voudrait renégocier le temps de travail avec ses cadres

Il est connu dans toutes les entreprises que le forfait jour pour les cadres se négocie entre la direction et les syndicats de la SNCF. Ceux-ci réclament d’ailleurs des compensations par rapport à ce régime dérogatoire aux 35 heures qui va mettre fin à la durée légale de travail par semaine et au quantum horaire journalier. En ce moment, la question qui se pose est celle de savoir si la négociation qui débute autour de l’instauration d’un forfait jours pour le personnel d’encadrement va ouvrir un nouveau front au niveau de la SNCF. En effet, l’entreprise est largement en retard par rapport aux autres grandes institutions publiques telles qu’EDF ou encore la RATP.

Pour le moment, seuls les collèges Maîtrise et Cadres sont concernés

Au sein de la SNCF, les négociations qui ont été entamées seront restreintes aux collèges des Maîtrises et Cadres de l’entreprise. Pour ces salariés, il sera question de leur proposer, dans leur organisation de travail, l’option forfait jour. Il s’agira d’un régime dérogatoire à la durée légale de travail hebdomadaire et aux durées maximales de travail journalier. Le temps de travail va alors être décompté en jours travaillés et calculés sur l’année et la rémunération. D’ailleurs, la SNCF a tenu à fournir quelques détails au syndicat cadre par rapport à son intention.

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Elle prévoit un forfait de 205 jours pour les encadrants de terrain soit un total de 23.000 salariés et une autre formule de 214 jours pour les 7000 cadres des directions centrales et régionales. À noter que le forfait 205 jours suscite beaucoup de commentaires en interne qui tournent surtout au sujet des rémunérations en contrepartie. Pour le moment, la direction propose environ 0.9% de hausse au moment où les autres entreprises tournent autour de 3%.

Le souci des syndicats de cadres : la surcharge de travail

Selon l’Unsa, qui détient environ 30% des voix nécessaires pour signer un accord lorsque le périmètre est limité, il faut qu’il y ait des outils suffisamment précis afin de suivre la charge de travail. En effet, il est important, selon ces nouvelles dispositions, de chercher à protéger la santé et l’équilibre familial des travailleurs. Pour la CGT, il faut impérativement qu’il y ait un relevé des heures réellement effectuées. Quant à la CFDT, le syndicat cadre elle s’interroge comme tous les autres syndicats à compatibilité d’un forfait avec les autres astreintes. Elle envisage surtout le risque d’une durée de travail non raisonnable.

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